LITHOSPERE
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GREEN POWER/ 2021

Même si la catastrophe est une lueur plus ou moins sous jaçente dans mon travail, je crois qu’il est des temps d’emballement, des événements, des éléments, et en réaction, une forme de sidération par rapport au constat de notre impuissance, qui demande une  "respiration particulière"....

 

On ne peut pas s’agiter plus vite encore, au gré des soubresauts du monde, sans cohérence... d’une façon intuitive ou revendiquée, l’humain par bribes cherche ce souffle...j’emploie ce terme un peu en référence au latin anima, désignant à la fois le souffle et l’âme, et qui incarne aussi, dans la psychologie analytique de Carl Gustav Jung, la représentation féminine au sein de l'imaginaire de l'homme...

 

Tout cela, c’est probablement le besoin de tout cela qui bouillonne, et c’est ce lien avec cette forme d’éternité tranquille que peut incarner la nature, que réclame ce « civilisé » fourbu et désorienté...  FA

HUMAN BEING - collage numerique - 2020
HUMAN BEING - collage numerique - 2020

SYMBIOSE

La symbiose (du grec σύν sýn, ensemble et βίος bíos vie) est une association intime, durable entre deux organismes hétérospécifiques…

LICHENS ETUDE GRAPHITE 21X29 CM / 2020

 

SYMBIOSE

 

Une notion ou des interactions présentes dans la nature et dans tous les règnes, à l’exception notable de l’humain, qui, s’il la pratique de fait dans certaines situations, se refuse d’une certaine façon à la considérer dans ce qu’elle peut avoir d’universel dans son modèle…

 

Ce vivre ensemble, expression devenue un leitmotiv de l’époque est donc la traduction littérale de cette relation mutualiste qu’est la symbiose…un fonctionnement qui interroge aussi sous sa forme parasitaire, où il devient source de nuisance pour l’un des organismes impliqué.

 

Comment l’Homme pourrait se resituer dans son rapport à la Nature, son interaction avec elle, et s’interroger sur ce qu’elle peut avoir de parasitaire justement…dans cet relation de symbiose, l’élément parasité, l’hôte, s’étiole au profit du «colonisateur»...

 

Pas très difficile de réaliser à quelle point cette faculté unilatérale qu’a eu l’homme d’exploiter la Nature se rapproche de la notion, mais qu’elle est aussi implicite du danger, qu’en détruisant l’hôte, tel qu’il est convenu de l’appeler, il compromet ses propres chances de survie...

 

Une autre dimension intéressante est abordée par la biologiste Lynn Margulis, célèbre pour son travail sur l'endosymbiose. Elle considère que la théorie darwinienne, axée sur la compétition, est incomplète, et affirme qu'au contraire, l'évolution est orientée par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants.

 

 Une conclusion ou une perspective que je trouve intéressante, par sa dynamique, et qui se devrait d’être un principe civilisationnel...on en est loin, en particulier pour la partie coopérationnelle...

 

Florence Aussenard

 


LICHENS- études : graphite sur  papier -variations