FLEMISH TRIBES / 2016

TRIBAL DREAM / I had a dream, j’ai fait un rêve...Celui ou l’homme retrouverait sa place universelle, l’esprit de sa tribu.

Le thème de cette série a été suscité en 2015 par la virulence des débats concernant les « signes extérieurs d’appartenance à ».... une religion et plus largement à un groupe d’une origine différente... l’occasion d’un voyage temporel, ou de la même façon qu’on peut le mettre en exergue dans nos sociétés contemporaines, quelques siècles auparavant, ce voile est prescrit par les autorités chrétiennes dont les textes religieux font état d’un patriarcat quasi sidérant ...

 

Les écrits les plus connus sont ceux de Paul de Tarse, ou saint Paul, qui rappelle, au Ier siècle, dans la lettre aux Corinthiens que : "Le chef de tout homme est le Christ, que le chef de la femme est l’homme, et que le chef du Christ est Dieu. / Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore sa tête: elle est comme celle qui est rasée. / L’homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme; et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.”

 

Puis dans les villes, le voile ne tarde pas à succomber à une irrésistible pulsion de coquette sophistication ; chez les femmes issues des grandes familles marchandes et de l’aristocratie, il se fait plus transparent, se double de couvre-chefs élégants, de chignons compliqués et de filets finement brodés. Il n’est plus seulement symbole de leur assujettissement aux hommes, mais aussi de la richesse et du pouvoir de leur famille. FA

L'esprit de la tribu dans la représentation classique des peintres flamands...On instille un carambolage entre époques. Gentihommes et dames arborant des attributs orientaux, un festival de turbans ou de voiles de nonnes, apparats incontournables de cette europe médiévale, avancent ici masqués ou parés de tatouages tribaux.

The spirit of the tribe in the classical representation of the Flemish painters ... One instills a pileup between epochs. Gents and ladies wearing oriental attributes, a festival of turbans or sails of nuns, unmissable fixtures of this medieval Europe, advance here masked or adorned with tribal tattoos. A nod to our contemporary debate about the outward signs of religion



"Dans son sens premier, le tribalisme se réfère à la conscience de soi du groupe, au sentiment d'appartenance et d'identité sociale et culturelle. Le tribalisme exprime une réalité complexe, à la fois culturelle, idéologique et politique. Roland Barthes établit une parenté entre langage et vêtement, entre système linguistique et système vestimentaire, tous deux conçus comme des systèmes de signes. Le sociologue pose une différence entre le vêtement et le costume, plus intéressant à ses yeux car il marque l’appartenance à un groupe. Posant la question de la présence de l’exotisme dans le monde médieval, on relève trois traits qui le caractérisent. Il se développe d’abord dans le contexte des récits de voyage dans des pays étranges, donc différents. Il résulte ensuite d’une certaine attitude mentale d’ouverture vers l’autre . Enfin, l’espace est évoqué non pas pour sa dimension mythique ou symbolique, mais dans la mesure où il peut procurer le contact avec des objets ou des êtres nouveaux, qui sont précisément appréciés pour leur nouveauté et leur différence. Ce thème convoque des références à un moyen-âge où les codes vestimentaires sont inspirés par une religiosité très prégnantes, mais aussi la manifestation d'un syncrétisme tangible du fait de l'ouverture des sociétés vers un Orient qui fascine"

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LE MASQUE COMME OBJET DE METAMORPHOSE

Le masque fait oublier la différence entre l'être et le paraître, aux frontières infimes que la conscience n'atteint pas. L'individu, en transformant son image, modifie son être. Le masque symbolise ce désir, c'est un exceptionnel instrument de métamorphose. CELINE MORETTI-MAQUA