SORRY ANGELS / collages

OR

De l'astre

Sur les strates noires des paysages

Étrange végétal mineral

Totem ceremoniel

OR

Sur l'apparat,

Cuirasse d'un autre age

Héros sur son îlot pétrifié

Tribu noire déchue

Flotte sur la nuit des temps

Spatiale errance

OR

Des masques et des figures

Anatomiques et ritualistes

Inside outside

Humain a fleur d'os

Primal et précieux

De lumière et d'éternel

 

FA/ 2019

collages numériques - 30x30 CM

Graphite sur papier - 30 x21 cm
Graphite sur papier - 30 x21 cm

graphite sur papier - mise en couleur digitale - 21x30 CM

GALLERY / BOOK

déchéance des anges et symbolique du noir

 "Dans l’orthodoxie chrétienne, qui va s’élaborer peu à peu, l’existence des anges devenus démons permet de trouver une réponse appropriée à la question du gouvernement critiquable et défectueux de l’univers visible sans abandonner le monothéisme originaire qui maintient l’idée d’un seul dieu totalement bon. Ni sa puissance ni sa bonté ne sont affectées par ses opposants. (....)

La déchéance des anges reprend le même schéma dynamique que la déchéance des dieux anciens du polythéisme. La Bible utilise ce principe de déchéance en l’appliquant au genre humain : expulsion de l’Eden, destruction diluvienne de l’humanité.

Les dieux du paganisme font de même en détruisant les générations humaines qui tournent mal, depuis les hommes de l’âge d’or jusqu’à ceux de l’âge de fer".

L'invention du mythe des « anges rebelles

CLAUDE GILBERT DUBOIS

NOIR

Du bannissement de l’archange des ténèbres Lucifer, pourtant porteur de Lumière, aux affres de l’esclavage et autres tribulations coloniales, des funestes migrations actuelles qui voient sombrer par centaines les corps et les espoirs de ces errants venus d’ailleurs, il semblerait que cette couleur, celle associée à une « race » où d'obscures puissances, à la mort et aux deuils, porte par essence toute la damnation du monde judéo chrétien .

Cette fatalité du noir, en forme d'arrêté de malédiction primale, s’incarne ici dans les collages, par l’image de personnages comme en errance entre deux mondes. Un espace temps virtuel mais ontologiquement en lien à nos racines, celles du premier homme, et son indéfectible appartenance à cette planète Terre.

Cet espace est un jardin sans frontières, minéral et cosmique, parfois totemnique, figé dans le temps par ce noir et blanc cisaillé de la gravure, éclairé par des astres parfois multiples...

l'or des luminaires d’un panthéon imaginaire. l'or qui cuirasse les corps, ou masque les visages, travesti les figures de l’errance en héros d’une fable millénaire. l'or des masques ou des cranes, anatomique et ritualiste, qui vient en vis à vis des Anges Noirs en leur céleste domaine.

Les dessins, réalisés d’après des prothèses à caractère médical ont la préciosité propre à cette extraordinaire machinerie humaine, et une équivalente cruauté, celle dont cet humain fait preuve si souvent envers son insemblable, de par sa couleur pourtant originelle.

FLORENCE AUSSENARD