MASQUES DE MORT

Le masque mortuaire, pratique ancienne jusque-là réservée à une élite, acquiert une véritable autonomie au XIXe siècle, grâce à une diffusion grandissante. Le masque mortuaire fétichise les traits du défunt, anonyme ou célèbre, devenant ainsi relique. A côté de cette fonction dévotionnelle, laïque, les masques mortuaires servent fréquemment de documents fiables pour la réalisation de portraits posthumes, peints et sculptés.

Death masks were increasingly used by scientists from the late 18th century onwards to record variations in human physiognomy. The life mask was also increasingly common at this time, taken from living persons. Anthropologists used such masks to study physiognomic features in famous people and notorious criminals. Masks were also used to collect data on racial differences.

« Ce n’est pas mort que tu t’en vas, c’est vivant que tu pars t’asseoir auprès des dieux ».

MASQUES MORTUAIRES- GOETHE - PASCAL - acrylique et huile sur toile

gesso acrylique spray paint et huile sur kraft 30X30 cm

« le plus effroyable de tous les maux, la mort, n’est rien pour nous, puisque tant que nous vivons, la mort ,n’existe pas. Et lorsque la mort est là, alors nous ne sommes plus. La mort n’existe donc ni pour les vivants, ni pour les morts, puisque pour les uns elle n’est pas, et que les autres ne sont plus. » EPICURE


BROKEN FACES

L'expression « gueules cassées » inventée par le colonel Picot, premier président de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, désigne les survivants de la Première Guerre mondiale ayant subi une ou plusieurs blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au niveau du visage. Elle fait référence également à des hommes profondément marqués psychologiquement par le conflit, qui ne purent regagner complètement une vie civile ou qui durent, pour les cas les plus graves, être internés à vie.

Durant et après la guerre, de nombreux soldats de retour de la guerre ou des hôpitaux étaient gravement handicapés par les séquelles, dont 15 000 touchés au visage... Afin de réparer les dégâts physiques et psychosociaux de la guerre, des centres sont ouverts pour proposer des méthodes de camouflage ou de réparation des visages abîmés.

MOULAGES de plâtre -document - avant et après reconstruction
MOULAGES de plâtre -document - avant et après reconstruction

Les éclats d'obus et de grenades causent les plus graves dommages aux corps et près de 500 000 soldats ont été blessés au visage, entraînant en conséquence l'essor de la chirurgie maxillo-faciale. Après un traitement initial destiné à stabiliser la santé du patient, une seconde intervention, de nature réparatrice, tente d'atténuer les dommages causés au visage, afin d'aider l'ancien soldat à retrouver son identité.

LES GUEULES CASSEES - variations

"Le visage est ce territoire du corps où s’inscrit la distinction individuelle" ...

HOW TO DRAW A BROKEN FACE - dessin et digital sur papier -21x30 cm
HOW TO DRAW A BROKEN FACE - dessin et digital sur papier -21x30 cm

"Le visage mutilé est dangereux à voir, tabou, parce qu’il montre sans détour l’horreur de la guerre, une horreur sans précédent, due au caractère industriel du conflit. Le blessé de la face arbore de manière trop perturbante qu’il a sacrifié pour la Nation une partie de lui-même que celle-là est totalement incapable de lui restituer, à savoir son identité et son humanité."

THE BLAST / série - posca, acrylique et transfert sur carton toilé - 40x40 cm

REPAIR collage et digital sur carton kraft-

 


BROKEN FACES- avant/après - encre, acrylique et gesso sur papier - 20x20 cm