MELANCHOLIA

Melancholia, bien sûr, sa substance tient de la nostalgie, mais se situerait plutôt dans un espace temps d’ailleurs, un au-delà des conflits, qu’ils soient culturels ou guerriers, qui serait l’acceptation, l'incarnation d’un humain transcendant sa mortelle condition, qui affronterait son angoisse du périssable, qui accepterait enfin les lois, non des sociétés mais d’une cosmogonie immémorielle…au delà aussi de la notion de progrès, qui assimile la technicité, la virtualité à une réalité augmentée de l’humain et fait diversion, finalement, qui l’égare de ses fondamentaux. Une perspective qui permettrait de nous relier enfin à ces peuples premiers vis à vis desquels nous prétendons à une positon dominante, qui n’est que le reflet d’une servitude matérialiste, même si celle ci est triomphante, et non pas d’une prééminence spirituelle. FLORENCE AUSSENARD

Melancholia, a thematic that has the substance of nostalgia, but rather takes place in another space-time, beyond conflicts, whether cultural or warlike, which would be the acceptance, the embodiment of a human transcending his mortal condition, who would face his anxiety of the perishable, would finally accept the laws, not those of societies but of an immemorial cosmogony ... beyond also the notion of progress, which assimilates technicality, virtuality to an augmented human reality, a sort of diversion, ultimately, which estrange it from its fundamentals. A perspective that would finally connect us to these first peoples towards, on which we claim a dominant position, which is only the reflection of a materialistic servitude, even being triumphant, and not of spiritual pre-eminence. FLORENCE AUSSENARD


PEINTURES 2020

PEINTURES 2019

"J’aime à contempler les sombres vallées, et les roches grisâtres, et les eaux qui sourient silencieusement, et les forêts qui soupirent dans des sommeils anxieux, et les orgueilleuses et vigilantes montagnes qui regardent tout d’en haut. J’aime à contempler ces choses pour ce qu’elles sont : les membres gigantesques d’un vaste tout, animé et sensitif, un tout dont la forme est la plus parfaite et la plus compréhensive de toutes les formes, dont la route se fait de compagnie avec d’autres planètes, dont la très douce servante est la lune, dont le seigneur médiatisé est le soleil, dont la vie est l’éternité, dont la pensée est celle d’un dieu, dont la jouissance est connaissance, dont les destinées se perdent dans l’immensité"

« I love, indeed, to regard the dark valleys, and the gray rocks, and the waters that silently smile, and the forests that sigh in uneasy slumbers, and the proud watchful moun- tains that look down upon all,—I love to regard these as themselves but the co- lossal members of one vast animate and sentient whole—a whole whose form (that of the sphere) is the most per- fect and most inclusive of all; whose path is among associate planets; whose meek hand- maiden is the moon, whose mediate sover- eign is the sun; whose life is eternity, whose thought is that of a God»

The Island of the Fay - Edgar Allan Poe


peinture et mixed medias sur carton

Acrylique et huile sur carton bois - 65x50 cm

PEINTURES / 2017

Il y a deux corps : le rudimentaire et le complet, correspondant aux deux conditions de la chenille et du papillon. Ce que nous appelons mort n'est que la métamorphose douloureuse, notre incarnation actuelle est progressive, préparatoire, temporaire...notre incarnation future est parfaite, finale, immortelle.

EDGAR ALLAN POE

MIXED MEDIA

 "Dans l’orthodoxie chrétienne, qui va s’élaborer peu à peu, l’existence des anges devenus démons permet de trouver une réponse appropriée à la question du gouvernement critiquable et défectueux de l’univers visible sans abandonner le monothéisme originaire qui maintient l’idée d’un seul dieu totalement bon. Ni sa puissance ni sa bonté ne sont affectées par ses opposants. (....) La déchéance des anges reprend le même schéma dynamique que la déchéance des dieux anciens du polythéisme. La Bible utilise ce principe de déchéance en l’appliquant au genre humain : expulsion de l’Eden, destruction diluvienne de l’humanité. Les dieux du paganisme font de même en détruisant les générations humaines qui tournent mal, depuis les hommes de l’âge d’or jusqu’à ceux de l’âge de fer". L'invention du mythe des « anges rebelles

CLAUDE GILBERT DUBOIS